Mais là, RAS-LE-BOL!
Déjà, à mon époque, nous les L, on était considérés comme des fumistes. Mais là, le bouchon est poussé loin. Jugez par exemple cette phrase qui me hérisse les poils:

Cette tendance est observée de façon générale en Grande-Bretagne pour les matières scientifiques, délaissées au profit de disciplines jugées plus faciles comme la psychologie ou les matières littéraires.

Mais faut vraiment être grave dans sa tête pour écrire un truc pareil! Depuis quand la psycho, la vraie, ou les matières littéraires sont-elles plus faciles?!
Quand est-ce que ce genre d'inepties (gnagnagna L, c'est fastoche, S c'est la classe d'élite etc, ) cessera d'exister? Cette manière qu'ont les S d'avoir toutes les faveurs, et les L d'être rangés en catégorie poubelle m'exaspère. C'est vrai quoi! J'avais des amis en S qui n'étaient même pas fichus d'avoir une conversation correcte en anglais, mais qui pourtant étaient bien notés, vous comprenez, il ne faudrait pas que ces vilaines matières littéraires aient un trop fort coeff ou viennent interférer dans les résultats des seules *vraies* matières qui comptent, les matières scientifiques. Ces amis, ok, étaient très fort en maths (la belle affaire) et me dépassaient largement, mais moi, je pouvais écrire des textes sans fautes, je pouvais communiquer avec les gens facilement et ce, en deux langues.
Il semblerait que le temps de la discrimination de section ne soit toujours pas révolu.

Tenez, prenez le programme des L. Nous avions 3h d'enseignements scientifiques obligatoires par semaine (biologie, où je touchais ma bille, maths de niveau collège, genre pour bien enfoncer le clou foutage-de-gueule-vous-êtes-que-des-nuls-qui-n'êtes-pas-en-S plus loin, physique de niveau collège également, je vais pas me répéter). Les S, qu'ont-ils de littéraire dans leur programme, à part 2 pauvres heures sous notées de philo en terminale? (Et encore, les notes sont vraiment données, pour avoir vu des copies de S absolument immondes, une faute tous les 3 mots notées 18/20) Ils n'ont rien de littéraire. Savoir s'exprimer, analyser un texte, écrire, avoir de la culture G, c'est bien moins important, tout le monde le sait, que de connaître par coeur les coins et recoins de la formule de Chasles. Niveau programme, ça va même jusqu'à attribuer aux L des coeff ridicules, et même de mettre la matière "lettres" au même niveau qu'enseignements scientifiques.
Jamais je ne me suis amusée à dénigrer une section. Même pas STT qui niveau casage poubelle était pas mal non plus (je leur tirai même mon chapeau, ils réussissaient dans des matières où je tournai à 0,5/20 en BTS) ou ES (qui eux devaient carrément être bon en tout!). Chacun sait faire quelque chose que d'autres ne savent pas. Les S avaient mon respect pour leur compréhension de formules très compliquées, mes amis S me respectaient pour mes textes, mon sens rédactionnel et d'analyse ou encore le fait de pouvoir traduire un texte anglais.
Mais je vais quand même dire un truc. Je suis vraiment contente d'avoir fait L. Dans la vie de tous les jours, ça me sert plus que certains esprits sectaires (comme celui de ce petit merdeux de journaliste) aiment à le penser. De rédiger une lettre de motivation à pouvoir discuter de plein de choses avec des gens en passant par passer d'une langue à l'autre sans efforts particuliers... Des petits trucs que peu de S savent faire correctement au final. Si, je vous jure.
Et contrairement à ce que l'on pense, il y a plein de débouchés après L, vers plein de métiers passionnants. Aussi cools que médecin, chercheur en biologie ou prof de maths (ce n'est qu'un petit panel hein, je ne réduit pas les S qu'à ça).
Pour ces gens S sectaires qui réduisent les L à de la poudre aux yeux, tenez-vous le pour dit.