5 décembre 1982. Jour anniversaire de la mort de Mozart, comme j'ai coutume de le souligner à chaque fois. Je ne retiens jamais les dates, alors que je me souvienne de celle-ci... C'est pour vous dire comme ça m'a marqué.

Ma mère se rend au Tertre Rouge, qui, en dehors d'être un célèbre virage du Circuit de la Sarthe (dont fait partie Bugatti) se trouve aussi être une clinique.
Clinique qui à l'époque était très à la pointe européenne techniquement parlant, mais franchement hyper nulle en suivi pédiatrique.
Oui, une vraie usine à bébé, tout à fait, c'est le mot. Ca aura son importance pour ce qui me concerne, j'y reviens de suite.
Je naît à peu près 24h plus tard, ça semble être une mode dans le coin, à 15H48, pile pour le goûter. Pas con le frelon, n'est-il pas?
Bref. Je suis un bon gros bébé super cool d'au moins 4 kg, tout poilu, qui pète la forme.

Non, c'est pas vrai.

En fait, je suis quasi chauve (enfin en tout cas, j'ai les cheveux tellement clairs qu'on peut penser que je suis chauve), je fais moins de 3 kilogs et je suis hyper nerveuse (en plus d'être moche, mais ça c'est un principe élémentaire aux bébés qui viennent de naître). Dernier détail, la nervosité, que ne semble pas noter le pédiatre puisqu'il me juge "trop faible" pour téter. Il juge également que quand je pleure, c'est parceque j'ai faim. :D
C'est ainsi que je retourne passer mon premier Noël à la case départ.
J'ai plein de lait dans les bronches et je vomit tout avec une telle violence que ça passe même par le nez. Adulte, c'est déjà pas drôle, imaginez à 2 semaines.

Je n'ai pas de souvenirs de ce moment, bien sûr, on m'a raconté. Mais si j'avais pu parler et me souvenir, je pense que je me serai dit "Grummmph, je sens que ça va être pénible".