Ca va être décousu et long et sur un sujet qui fait couler de l'encre mais qui, ce dernier, me tient à coeur. Ne cherchez même pas à troller là-dessus, c'est la rengaine habituelle, je modèrerai.
Maintenant que ça c'est clair: /ma-life-my-thoughts-on
Je me souviendrai toujours, avec un pincement au coeur, de la première réunion aux Jeunes Verts à laquelle j'ai assisté. On ne dirai pas comme ça, je semble à l'aise en groupe, mais pour moi, ça se fait pas tout seul. La première fois que je suis allée à un Paris-carnet, la première fois que je suis allée aux rmll...
Je n'y suis jamais allée seule. J'y vais toujours accompagnée par quelqu'un que je connais, ce n'est pas un hasard. Pendant très lontemps j'ai eu une carapace, j'en ai encore une. Rien que l'idée de parler à quelqu'un que je ne connais pas, ça me donne des frissons. Au plus profond de moi, je ne suis pas sociale. Aller vers un groupe où je connais personne à part un ou deux membres, vous n'avez pas idée comme ça m'est pénible, comme ça m'est difficile. J'ai une phobie littérale d'aller vers les autres, peut-être une conséquence du fait que quand j'étais jeune, les autres ne me laissaient pas aller vers eux, je ne sais pas. Je ne suis pas psy. Quand je suis en groupe, même quand vous me voyez à l'aise avec vous, si vous saviez à quoi je pense, de quoi je me méfie, je pense que vous auriez envie de vous barrer en courant et de ne plus jamais me parler. Rien que dire ça, ce n'est pas facile. Par irc, par blog, c'est plus cool. Parceque je suis chez moi, "protégée", parceque je ne vous vois pas.
Bref, vous l'aurez compris, être en groupe, c'est vraiment pas mon truc, et aller vers un groupe inconnu me demande un effort considérable (ce qui vous explique, pour les carnettistes, pourquoi il me viendrai jamais à l'idée d'aller vers une autre table que celle où je suis, avec des gens que je connais ou non-accompagnée).
Quand je suis allée à ma première réunion JV, je ne connaissai personne, à part Bix (à qui vous devez le fait que je vais aux paris-carnet aussi... ^^ ). J'y étais surtout pour observer, et bien sûr, la chose à laquelle je tenai le plus, c'était qu'on me laisse relativement tranquille (cf phobie), le temps que je m'adapte. C'était tellement grand pour moi déjà, d'aller à une réunion.
C'était sans compter la loi sur la parité. Il y avait des elections dont une sur une commission à la con, je ne me souviens plus laquelle. Il y fallait des délégués ainsi que des déléguéEs. Bien entendu, je ne voulai pas y participer. A peine j'arrivai, à peine on insistai pour m'élire à quelque chose dont je ne soupçonnait même pas l'existence, sous pretexte que, parité oblige, il fallait un nombre symétrique de filles au nombre des garçons. Loin de moi l'idée de critiquer la loi sur la parité. Dans une entreprise par exemple, il n'est pas normal qu'à compétences égales, les hommes soient plus choisis que les femmes, et la loi sur la parité permet de remettre un peu les pendules à l'heure. Mais parfois, cette loi induit l'inverse de ce qu'elle est sensée faire, garantir mes droits en tant que femme. Un peu comme la démocratie si vous voulez, qui induit l'inverse de ce qu'elle est, qui pourrait la détruire.
Alors, je ne suis pas si bornée, ou même si couarde, j'ai accepté le compromis offert par l'adorable Yann P. qui me disai qu'il y avait pas de problèmes, qu'il me servirai de "procuration" (non parcequ'en fait j'avais autre chose à foutre le jour de la commission et je me voyai pas annuler). J'ai beau être associale, si je peux être arrangeante, je le suis. Mais j'ai gardé le souvenir de ce jour où je me suis vue "obligée" à la candidature, à me mettre la tête dedans, pour cause que j'étais une fille, alors que ce n'était pas mon choix. Je me disai que mes comparses masculins eux, avaient le choix que moi je n'avais pas eu et c'est probablement un peu fort, mais je me suis sentie un peu "bafouée". Bafouée parceque j'aurai du avoir le même droit que les jeunes hommes, celui de ne PAS me présenter. En somme, je ne me suis pas sentie libre et ce à cause d'une loi qui ironiquement est faite pour que je ressente le contraire. Bix et Yann ont été parmi les rares à comprendre ce que je ressentai à l'époque, ma confiance en eux s'en ai vu grandie et je tenai à le dire, encore merci.
Où veux-je en venir avec cette histoire?
A ça.. Ou même à ça, quel culot quand même d'accuser les socialistes, elle est vraiment gonflée, sans gênes et c'est à se demander si elle est vraiment idiote à ainsi raconter n'importe quoi. Mais que veut-elle à la fin?!
A priori, ça n'a rien à voir, que ce soit l'histoire ou même la gravité, avec ce que je viens de vous écrire, à grand renfort de kleenex (non je déconne hein, ça m'a pas fait pleurer de vous raconter tout ça, ça m'a même fait du bien ^^).
La nana, elle accepte l'annulation. Lisez bien. Elle ACCEPTE l'annulation. On est d'accord qu'un mec qui fait passer la virginité de sa femme avant son amour pour elle est un abruti, comme il en existe tant d'autres et ce, toutes pratiques religieuses confondues (inclus athés). Là, elle n'est plus mariée avec, elle est tranquille, elle peut passer à autre chose, refaire sa vie, avec, si elle a un peu plus de bol, une personne qui la respectera, qui l'aimera pour elle et pas pour une raison religieuse débile absconde, voire même qui la frappera pas (1/10 femme qui est battue, c'est assez impressionant).
Bref, elle est libre. Mais cet homme, pour avoir menti pour se marier avec, elle devait bien l'aimer (j'ai pas entendu que c'était un milliardaire le type, j'aurai vu que ça moi, comme autre raison). Ca a pas du être facile pour elle, de faire une croix sur lui. Elle l'a "payée" sa liberté, ça a sans doute pas été anodin pour elle. Et parcequ'une connasse qui sait pas ce qu'elle veut se mèle de ce qui aurai vraiment du rester privé, son histoire est non seulement déballée en grande pompe au public (ça, ça m'aurai carrément soulevé le coeur déjà) mais cela l'oblige à la remettre la tête dans le guidon, quelque soit la décision.
Où-est-elle la liberté de cette femme? Elle a choisi de ne plus être avec un imbécile qui ne l'aimait pas réellement et passer à autre chose mais on veut la forcer à revenir dans cette histoire. Eolas (je le re-cite, ça va devenir une habitude à force...), que je pense, en tout cas pour sur ce coup, plus féministe que toutes les chiennes de garde ou autres ni putes ni soumises réunies vous le dis mieux que moi.
Vous voyez le lien avec l'histoire que je vous ai raconté? Où est sa liberté, son choix de ne pas revivre tout ça?
Et ces entraves, pas besoin de l'avoir vécu pour le comprendre facilement. Est-ce si dur de piger que quand quelque chose vous est imposé, vous cessez d'être libre? Pourquoi alors tant de gens s'entête dans cette histoire, de quoi se permettent-ils, au nom d'un grand principe (à une époque, c'était dieu le grand principe au nom duquel on sacrifiait des gens) de sacrifier cette femme? Comment, et là ça m'interesse personnellement de le savoir, font-ils pour s'endormir la nuit, en étant aussi hypocrites et de mauvaise foi?
Etre féministe, c'est bien. Etre scandaliséE par un abruti pareil, c'est parfaitement normal. Notez bien que je me fout de sa confession depuis le début, le machisme, ce n'est pas l'unique privilège des musulmans, les pointer particulièrement, c'est faire preuve d'une mauvaise foi effarante, aberrante de bêtise crasse et immonde.
Se battre pour l'égalité des droits femmes/hommes, c'est essentiel. Mais un excès, dans n'importe quel domaine, ce n'est pas bon. Si Dati et ses "partisans" en avait vraiment quelque chose à foutre, de l'interêt de cette femme, de sa "liberté", ils lui foutraient la paix et la laisseraient librement faire sa vie.
A bon entendeur.
PS: le titre est un extrait d'un poème occitan de Max Allier mais j'ai remplacé ome par femna.